Operation Nouvel An 2007
Hello everybody !!
Parce que je viens de passer une énorme semaine de vacances avec Tinico, je le laisse vous raconter par lui-meme ce qu'il a vecu pendant 6 jours a Dubai avec moi. Le texte et la presentation sont de lui, sans aucune retouche de ma part ... Enjoy et Bonne Année a tous !!
Les éditions West Coast Forever
Ont le plaisir de vous présenter leur dernier opus:
Nouvel An 2007 : Opération Dubai
27 décembre – 3 janvier
Grégoire Lacave
Nicolas Douay
A mes poulets
Chapitre premier : voyage et arrivée
Je prends donc l’avion le mercredi 27 décembre 2006 à Roissy à 11h00 heure locale. Premier avion : direction Doha, capital du Qatar où je change d’avion. Après six heures de vol plutôt tranquilles, j’attrape assez juste le deuxième avion, toujours sur la même compagnie : Qatar Airways Cette fois direction : Dubaï !
A peine quarante minutes de vol et j’arrive à 23h00 heure locale (3h de décalage horaire). Après un passage aux douanes où le fonctionnaire, en djellaba, me fait une petite blagounette sur le fait que je partage mon prénom avec un soi disant connu Nicolas Anelka, je passe au duty free pour être sûr d’assouvir les passions alcooliques de mon hôte que je m’impatiente de retrouver. Bref, je sors de l’aéroport au milieu de nuées de petits indiens qui parlent tous en même temps. Heureusement, on leur prend facilement une demi tête donc on ne se sent pas trop submergé.
Bref, me voilà dehors et je ne retrouve pas notre biarrot national, j’ai sûrement du me planter de sortie tant l’excitation est à son comble. Je finis par l’appeler et le voilà qui débarque le sourire jusqu’aux oreilles vêtu tee shirt de son équipe de rugby : les frogs !
Embrassades et bisous marquent nos retrouvailles, sans oublier les bien classiques tapes dans le dos qu’on ne peut retenir accompagnées du rituel : « bon alors ça va toi ? Ca fait plaisir ! » En fin de compte, on ne sait pas par où commencer !
On retrouve la voiture de Grég au parking ; honda civic automatique, tranquille quoi ! Cinq minutes de voiture où l’on n’arrive pas terminer une phrase parce qu’il y en a trop à dire et mon hôte me conduit sur la terrasse d’un pub irlandais où ils ont quand même mis des chauffages au gaz parce que bien qu’on ait chaud en tee shirt, ça reste un peu just ! Une pinte assure de nous apporter la salive que l’on s’évertue à user dans d’innombrables phrases qui n’ont pas forcément de lien logique : eh oui, après 9 mois d’éloignement, on en a beaucoup des choses à raconter, enfin ça vous le savez tous !
Après cela on va se poser à l’appart de Grég : il est un heure du matin et ça va être l’heure de commencer l’apéro. Parking avec gardien que l’on klaxonne pour qu’il ouvre : on ne se refuse rien à Dubaï. Sans parler bien sûr de l’appart tout neuf d’une centaine de mètres carrés fraîchement décoré aux frais de la boîte où se somment : 4 ordinateurs, un ampli 5.1 dolby suround et un écran plat de à peu près 8000 pouces !! La classe coco, la grande classe !
On finit par réussir à se poser dans le salon où l’on entame une bouteille de sky. Grég amène son disque dur, le connecte au pc (du salon), qu’il connecte lui-même à la télé et il me montre alors ses photos de Dubaï depuis son arrivée. Eh ben il s’est bien fait plaisir ce petit cochon et pour ma part, je sens que je vais vraiment kiffer cette semaine !
Deux heures plus tard, on est bien pété et on décide de faire un tour dur les toits de l’immeuble. Un verre à la main, on franchit des murs, des sols minés de ventilateurs de climatisation et des portes minuscules pour finalement longer une piscine en construction et aller se poser sur un rebord où l’on a une petite vue sur Dubaï. On profite déjà, là c’est parti, il faut y aller, il faut mettre le paquet !
On finit par redescendre, tout en trouvant le moyen d’oublier nos verres sur le toit et de pisser du sixième étage (finalement c’est pas si différent de la France Dubaï !). Bref, on retourne en bas et là c’est le baaad : plus de coca ! Obligés de laisser le sky non terminé, on ouvre la vodka que l’on dilue dans un petit jus multi que l’on connaît tous si bien. Nabil rentre alors. Il était sorti avec deux amis russes qui sont passé le voir. Il reste un peu puis va se coucher.
La suite, vous vous en serez douté : ça devient plus flou ! Enfin ce qui est sûr c’est que j’ai pourri un peu Grég quand on s’est couché (5h00 tout de même) et que ce dernier s’est relevé pour vider son estomac, décidemment trop malmené !
Chapitre deux : premier jour, ouvre grand tes yeux !
Grég se lève plus tôt car on vient lui installer la télé. Décidemment quelle classe ! Pendant ce temps là moi je me prélasse dans mon pieu où je réalise que j’ai pris une grosse cuite et que je vais galérer à m’en remettre !
On se réveille tranquillou avec un café, une petite clope et on zappe comme des fous pendant environ une heure pour finalement réaliser qu’il y a : 1193 chaînes… ah je vous l’avais dit : la classe internationale !
On finit par s’extirper de cette enveloppe de lendemain de cuite qui nous scotche aux canapés devant cet écran gigantesque ! Direction : le souk de médina Jumeirah. Sorte de souk aseptisé pour touristes, c’est magnifique et dans un décor de maisons typiques, de petits canaux aux eaux translucides et autres barges pour se déplacer, on se pose pour déjeuner : faut éponger !! On est à côté de Burj al Arab ou la tour des Arabes : véritable emblème de Dubaï, cet tour abrite un hôtel dont le hall peut accueillir la tour Eiffel : oui oui c’est bien cela, pas la peine de relire !!
Sur la route on est passé par cheik el road : la route bordée de tous ces immenses et splendides buildings qui font la réputation de Dubaï : les emirates tower, le world trade center, le capricorne, la tour de Dubaï (burj al Dubai),…
On finit par se bouger pour aller tenter notre chance au jet ski. Grég, craintif de ne pas retrouver les loueurs finit par m’emmener sur une plage plus ou moins vide où deux gars proposent des jet skis : au final fallait on a trouvé en deux secondes ! Quelle classe ce guide ! Et c’est parti pour une demi heure de kiff complet sous le soleil avec les eaux du golf persique super bonnes ! C’était trop bon ! Après cela on se baigne et puis on se pose sur la plage histoire de se reposer.
Que peut on bien faire aprè du jetski ? C’est très simple : du ski ! Et nous voilà partis pour le mall of the Emirates : véritable centre ville couvert où des rues artificielles font office d’allées. Ce centre commercial, si l’on peut l’appeler ainsi mais c’est très réducteur abrite une piste de ski artificielle !! Oui moosieur !! De grandes baies vitrées me laissent béa devant le spectacle d’enfants et adultes s’adonnant aux plaisirs de la neige en plein Dubaï !! Incroyable…. Mais vrai ! La looze s’abat alors sur nous : l’enchaînement de trois queues où à chaque fois on se fait pourrir par des clients qui galèrent ! Rien ne saura nous démotiver, on finit par tout rassembler : bâtons, skis, chaussures, gants, combines et forfait ! Et c’est parti pour un tour de télésiège alpin au dessus d’une piste vraiment bien reconstituée avec en sus un chalet au milieu si l’envie d’une fondue vous prend ! Evidemment, la piste est plutôt courte et pour des « blonds » comme nous, cela nous prend 15 secondes de descente pour cinq minutes de remontée ! On y reste néanmoins presque deux heures. C’est vraiment le pied !
Puis on va se balader dans le mall, où je prend le plus grand plaisir à mater ces locaux en djellaba et autres femmes voilées : ça fait bizarre mais on s’habitue très vite en fait !
Bref, on rentre à l’appart vers 20h après une délicieuse pizza dans une des adresses du guide de Dubaï selon Grég. Se poser, ça fait bien plaisir parce qu’on est morts : tant d’activité un lendemain de cuite c’est pas si facile mais comme dirait l’autre « on n’est pas des pédés ». Là, trop fatigués on décide de ne pas sortir et de remettre la folie des nuits dubaïotes à un autre soir…
Vers minuit on regarde les photos et vidéos de la veille. On tombe alors sur une vidéo d’une soirée de Grég et un de ses collègues expatrié où ils picolent comme des coins autour de la caméra en faisant du karaoké sur du rap style NTM…
Ni une ni deux, ça nous donne l’envie de boire et voilà que s‘instaure la règle de l’apéro qui commence à une heure du matin. La même, mais en plus soft et en regardant des dvd aussi. Bref, à quatre heures on va dans la chambre mais Grég estime qu’il est encore trop tôt pour se coucher : c’est l’heure d’un petit blind test histoire de pas perdre la forme. Et nous voilà partis dans un blind test de quatre à cinq heures du mat ! On finit par se coucher, épuisés par cette première journée qui m’en a mis plein la vue !
Chapitre trois : journée indienne
Petit réveil à quatorze heures : on commence à prendre le rythme ! On ne traîne pas trop et l’on finit par partir déjeuner à Jabal el Noor, petit resto « indien » en bas de chez Grég où l’on mange pour trois fois rien.
Sans plus traîner, nous partons pour les souks de Dubaï. Ils sont de l’autre côté du bras de mer qui sépare la ville en deux. Pour s’y rendre : plusieurs possibilités. On peut soit emprunter l’un des deux ponts qui joignent les deux rives ou bien utiliser les « abras », ce sont de petites embarcations qui assurent en continu la liaison. L’habileté des conducteurs laisse supposer que certains touristes terminent à l’eau, ce que Grég me confirme. Heureusement, ce ne fut pas notre cas, et noyé au milieu d’une foule d’indiens, on passe d’une rive à l’autre pour retrouver…. encore plus d’indiens ! C’est plutôt sale et beaucoup moins fastueux que les grands buildings de cheik el road sur l’autre rive mais cette zone a néanmoins beaucoup de charme. Malheureusement, nous sommes vendredi et comme c’est le jour de congé hebdomadaire, les souks sont fermés hormis celui de textile où nous nous baladons une heure ou deux avec Grég. Des myriades de petites échoppes jonchent les ruelles de ce quartier et l’on ne se croirait vraiment pas dans la même ville que celle qui fait construire des îles artificielles en forme de palmeraie ou bien encore des buildings de 800 mètres de haut et autres pistes de ski artificielles ! Sans conteste le contraste le plus frappant que j’ai été amené à voir. Les marchands nous interpellent : «watches, rolex »,…. « dvd, casino royale, borat, very good quality ». Tout cela dans un accent indien à couper au couteau ! Au fait, les indiens sont ici surnommées « giling giling » : du son que pourrait faire leur tête lorsqu’il font non avec tout en disant oui. Oui c’est très clair !
Nous repartons du souk toujours sur ces abras dont la conduite est vraiment chaotique et ne prend pas vraiment en compte la pérennité de l’embarcation. Direction le marché de l’électronique où nous visitons une fois de plus sans acheter. On passe par un cyber café histoire de voir nos comptes mails et … bancaires.
Ensuite on passe faire un tour au marché des imitations : Karama. On peut y trouver de tout : souvenirs, montres, lunettes, vêtements,…Bref, ne trouvant pas notre bonheur vestimentaire, on finit par suivre un petit indien qui nous invite dans le grenier au fond de son magasin consulter sa collection de dvd piratés ! On s’assoit alors au milieu d’autres occidentaux qui sont là pour la même raison. On fait notre sélection avec Grég et pour environ 2€ par DVD on repart avec de quoi scotcher… mais on va sortir ce soir oui oui oui !
Retour à l’appartement où nous dégustons un combiné pâtes poisson pané préparé avec amour et délicatesse par Grég. Bah oui il cuisine ! Vous en doutiez ? On refuse une invitation à sortir une fois de plus : on est trop claqués … On scotche trois films et l’on finit par se coucher une fois de plus à cinq heures après quatre heures d’apéro. Décidemment, on s’est fait à ce rythme !
Chapitre quatre : le désert
Toujours le réveil réglé à treize quatorze heures, on part une heure plus tard pour aller faire un tour dans le désert. Afin que vous ayez une petite idée de la violence de nos réveils, je vais vous en décrire un, sachez que dans le but de ne pas vous ennuyer, ce sera le seul décrit entièrement car ils se ressemblent tous profondément.
Donc voilà, le soleil finit par nous réveiller vers midi une heure. Petite discussion dans le lit sur la veille, état des lieux des maux de crânes et autres ballonnements intestinaux soi disant dus à une surconsommation d’alcool !!! Pfff on nous la fait pas à nous ! Une demi heure et deux clopes plus tard, on sort de la chambre…direction non pas la douche mais la télé où l’on prend un café et un jus d‘orange en se disant l’un l’autre toutes les cinq minutes : « bon alors tu vas la prendre ta douche ? » sans grande conviction je vous avoue. Puis Grég zappe… et moi je regarde Grég zapper. Puis Grég continue à zapper encore et encore… et moi je continue à le regarder zapper encore et encore ; maugréant simplement lorsque, recherchant exactement cette réaction, il laisse une des innombrables chaînes de pub pour téléphones roses où l’on voit les filles répondre en direct dans le meilleur des cas, sinon ce sont simplement des meufs qui se font chier devant la caméra, c’est grotesque, ou bien encore de simples photos. Tout cela sous des noms évocateurs : « arabes babes », 69erotictv, et autres sexytv…
Je referme là cette petite parenthèse qui je l’espère aura su vous montrer la vivacité de nos organismes à démarrer la journée ! Eh oh c’est les vacances quand même !
Bref, une petite heure de route plus tard, on s’arrête au beau milieu du désert pour louer deux quads… ah ah !! Et là c’est parti pour la bagarre dans les dunes ! Ca monte, ça descend, ça dérape, ça fait bien peur parfois….ça déchire surtout ! On est en plein au milieu des dunes en train de faire nos traces, on croise un dromadaire … Le sable est parfois soufflé par le vent, la vitesse est grisante et les petites montées d’adrénaline sur ce que l’on va découvrir derrière chaque dune rendent la balade exquise ! Gros gros gros kiff ! Oliv et Jérèm, c’est in-con-tour-na-ble……. ble.
Après ce gros kif, on décide faire un tour à Attah, un des sept émirats qui compose les EUA. Le paysage change très vite le long de la route et les dunes de sable laissent place à un paysage rocailleux parsemé de montagnes aux arêtes déchirées par des rocailles toutes plus agressives les unes que les autres. Le ciel s’assombrit petit à petit et il finit par … pleuvoir ! Enfin bon, on se détend : une petite averse de rien du tout qui nous fait juste galérer avec le pare brise parce que les essuies glaces sont pas top entraînés si vous voyez ce que je veux dire ! Bref, on finit par arriver à Attah où l’on cherche Attah pools, piscines récemment créées mais aucun panneau n’indique la direction et personne ne semble connaître ! On finit par se rabattre sur le Attah heritage village ; petit village typique d’il y a deux cents ans à moitié reconstruit qui présente peu d’intérêt. Nous repartons néanmoins sans regret d’être venus pour Dubaï où nous comptons nous reposer un peu avant de …. sortir ! Qui y croit ?
Deux heures de route plus tard, on arrive à l’appart où l’on s’écroule sur les canapés pour…. zapper bien entendu ! Une petite heure plus tard, on repart pour Burj Jumeirah afin d’y trouver un bon resto et de s’y casser le bide ! Petit tour au pied de burj el Arab pour voir la tour changer de couleur des pieds à la tête puis on fait le tour des restos qui sont plutôt complets… la looze ! On finit par patienter une demi heure pour dîner dans un bon resto italien. Comme le dit l’expression : plus c’est cher moins il y en a dans l’assiette ! Eh bien ça s’est vérifié et heureusement que la corbeille de pain avec la bouteille de vin nous ont remplis ! Ceci dit, nous avons eu de vrais bons plats : risottos et macaronis délicieux.
Bref, on repart pour retrouver une copine de Grég : Marjorie, dans un bar à côté : le 360. La looze est encore la plus forte : trop de vent, le bar est fermé !! Finalement on la retrouve dans un bar dans le mall of the Emirates. On y rencontre Jérôme, un français représentant de Malongo ici et Michal un polonais pas bien bavard ! C’est avec eux que l’on doit passer le nouvel an, mais comme chaque année : que faire ? Avec Grég on pencherait bien pour aller fêter la nouvelle année sur une plage déserte dans une enclave du sultanat d’Oman autour d’un feu de bois ! Marjorie partage notre désir et les deux garçons finissent par se laisser convaincre !
On se quitte à une heure du matin s’étant donné rendez vous le lendemain pour le départ. Retour à l’appart avec Grég où il est l’heure de commencer l’apéro ! On retrouve Nabil dans le salon qui allait se lancer un dvd. Pas de chance, on l’a pourri. En fait, ses amis russes ne sont plus à l’hôtel mais dans sa chambre et ce dernier dort dans le salon ! Imperturbables, on entame l’apéro. Un quart d’heure après, un des russes s’est relevé et nous rejoint dans le salon. Dans un français hésitant, il nous dit avoir entendu du français et aimant beaucoup cette langue, il souhaite pratiquer malgré notre degré d’alcool qui avance plus vite que les aiguilles de nos montres… Bref, on discute une heure (ou deux ?) et je le sonde quant au sentiment d’unité des russes. Puis nous embrayons sur l’affaire Litvinenko, ex agent du KGB soi disant empoisonné par l’actuel FSB pour avoir critiqué Poutine. Nous terminons par la Tchétchénie et puis cela a du le saouler car il retourne se coucher. Nous reprenons la discussion avec Nabil où nous discutons des langues, de leur apprentissage, etc.…
On finit par aller se coucher ave Grég, laissant Nabil au milieu du salon et des bouteilles d’alcool.
Chapitre cinq : nouvel an 2007
Réveil « matinal » à 13 heures car on doit faire toutes les courses avec Grég pour le camping du soir. On reçoit un coup de fil de Marjorie qui nous dit que les deux mecs se sont démotivés mais pas elle. Elle ne sait pas quoi faire. Je laisse faire mon hôte qui gère très bien ce genre de situation et délègue à Marjorie le soin de remotiver les troupes et lui dit que de toutes façons nous on part, même à deux !
Une heure plus tard, en route pour le supermarché, elle nous rappelle nous annonçant que finalement tout le monde vient ! On fait donc les emplettes nécessaires avec Grég : tentes, sacs de couchage, nourriture, softs, pq, etc.…
On part à 16H30 au lieu de 16h : le challenge est d’arriver assez tôt sur la plage pour pouvoir s’installer tant qu’il fait jour… Bref, on arrive sur la côte où l’on se met en quête du village de pêcheurs où l’on est censé trouver un local pour nous déposer sur la plage avec son bateau. Le temps passe, le soleil se couche et l’on ne trouve pas, pire : on tourne en rond, les troupes se démotivent sérieusement et Grég perd confiance car il ne se souvient plus du chemin : la looze ! On finit par trouver et l’on arrive à 19h30 au port. Il fait nuit noire mais un pêcheur accepte de nous conduire.
On charge sa barge, déjà remplie de filets de pêche, avec nos cartons de provisions et sacs d’affaires. Vingt minutes plus tard, notre guide qui ne parle pas un mot d’anglais nous dépose sur le rivage d’une très grande plage perdue au milieu des montagnes où l’on distingue une ou deux lumières… On décharge toutes nos affaires sur la plage. Première remarque : la mer est chaude, le ciel est vide de nuages, la lune haute et presque pleine nous éclaire bien : heureusement car on n’a aucune lampe de poche !
On ramène nos affaires au milieu de la plage et l’on se met en quête de bois pour démarrer le feu au plus vite. En parallèle on monte les tentes et organise les affaires. Une heure plus tard, on a ramené des bûches et du petit bois, creusé un trou entouré de cailloux et le feu commence à prendre ! La soirée prend forme !
Une autre demi heure passe et tout est prêt,on peut commencer l’apéro : il est 21h. Quelques verres et un bain plus tard, les esprits se laissent délicatement bercés par l’alcool qui monte tandis que les saucisses grillent sur les braises.
On aperçoit des maisons en construction à un bout de la plage : il y a un chantier gardé par une ribambelle d’indiens qui passent nous voir pour nous demander ce qu’on fait là. Ils ne sont pas rassurés car leur patron vient demain inspecter le chantier ; et comme nous on n’est pas loin, en train de picoler, de salir et de brûler des poutres de leur chantier, ça le fait pas trop pour eux. Rien de bien grave en vérité, mais bon ils ne sont pas contents. Ca se gère plutôt bien et au final l’un d’entre eux passe une petite heure avec nous.
On rate minuit de quelques minutes (merci Jérôme…) et on va fêter la nouvelle année dans l’eau ! C’est féerique ! Quelques instants plus tard, je me retrouve en train de sortir avec Marjorie ! Décidément, quel réveillon ! La soirée continue ainsi jusque quatre heure et quelques du matin où l’on finit par aller se coucher. Grég dort dehors tandis que les autres dorment dans les tentes par groupes de deux…
Réveil à 7h30 avec le soleil qui cogne sur la tente : il y a un soleil de plomb et nous voilà tous dehors encore bien imbibés de la veille en train de discuter avec des indiens qui sont venus nous voir, ce sont des « watchmen » du chantier. Ce dernier ne tourne pas bien entendu : c’est Leïd, fête religieuse qui impose trois jours fériés au moment du nouvel an. Bref, nous rangeons un peu nos affaires et passons le reste de la matinée à buller sur la plage sous le soleil, à se baigner, etc … Au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel, ses rayons cognent de plus en plus fort, les coups de soleil prennent forme : c’est un premier de l’an des plus incroyables !!
Avec Grég nous allons voir le petit village de locaux à une extrémité de la plage. Des enfants sont en train de sortir un filet de l’eau ; tous en djellaba, nous n’osons pas trop nous approcher car nous sommes en maillots. On est ici au fin fond des EUA, personne ou presque ne parle anglais et seulement une vague piste mène à cette plage…
On fait les cons en se baladant et on tombe sur un poisson échoué. Tout d’abord on l’a pris pour un rocher ou un bout de bois tellement il était gros mais en réalité c’est un de ces poissons à pics qui sortent de sa peau s’il se sent agressé. Il mesure bien 40 cm de long et je force pour le remettre à l’eau tellement il pèse lourd ! Malheureusement pour lui je crains qu’il ne soit trop tard, il ne reprend guère de patate en retrouvant l’eau : il se laisse échouer encore et encore au gré des vagues.
A midi notre « taxi » vient nous récupérer et nous repartons le cœur serré car c’était vraiment magique ! Merci Grég !
Retour en voiture sur Dubaï après un redbull et un des biscuits. Grég enchaîne clope sur clope pour ne pas s’endormir au volant tandis que moi je lutte contre mes yeux qui se ferment.
On finit par arriver à l’appart où nos très chers russes nous préparent le déjeuner. On passe le reste de la journée à loozer : sieste pour ma part tandis que Grég regarde un dvd puis dîner composé de pizzas livrées puis dvd puis dodo bien mérité !
Chapitre six : dernier jour, départ et retour
Nous y voilà déjà : c’est le dernier jour, je pars ce soir à minuit et des poussières… pfff je suis bien ici ! C’est trop court une semaine !
Plutôt que de me lamenter je vais m’acquitter de ma tâche de narrateur :
Réveil à midi ! Bel effort pour le dernier jour non ? Bref, nous nous levons et rangeons légèrement parce que c’est vraiment le boxon la chambre de Grég. On part ensuite à Karama pour y acheter une montre pour ma part et une paire de Rayban pour Grég ; ainsi que quelques cadeaux pour ma famille.
Nous allons ensuite prendre une mousse dans un pub derrière le bureau de Grég. Le cadre est super sympa mais les serveuses nous harcèlent pour nous resservir ! Bref, nous allons ensuite prendre quelques photos sur la plage de Dubaï où un magnifique soleil rougeoyant s’enfonce derrière l’horizon et les nuages.
Retour à l’appartement où Alban un pote de Grég nous rejoint : très sympa . Nous passons une heure ou deux à discuter puis voilà l’heure fatidique arrive : départ pour l’aéroport.
Grég me dépose devant l’entrée. N’aimant pas les au revoir, je fais cela de façon brève, ne pouvant de toute façon remercier Grég à la hauteur de la semaine qu’il m’a fait passer par de simples paroles.
Sans me retourner je pars m’insérer dans la file d’attente pour l’enregistrement pour Doha.
Je finis pas monter dans l’avion. Mon voisin est un jeune habitant du Qatar qui semble vouloir discuter : tant mieux car je n’ai pas envie de repartir et j’ai bien envie de parler.
Malheureusement, il s’est en fait trompé de place et l’indien qui a en réalité la place à côté de la mienne refuse d’échanger. Ce dernier finit par engager la conversation et m’annonce qu’il vient d’apprendre que sa sœur est morte et que c’est la raison pour laquelle il rentre en Inde… pas très gai !
Bref, je finis par lire.
S’ensuit une attente de 6h à l’aéroport de Doha…. Bien bad le retour ! Bref, je finis par prendre mon deuxième avion, je passe le voyage à côté d’un membre de l’équipe de handball du Qatar qui vient en France disputer une compétition. Très sympa.
Bref, on atterrit, attente des bagages, retour maison, déjeuner, douche et me voilà en train d’écrire ce récit dans le but de me sentir encore un peu là bas….
J’en ai sûrement oublié beaucoup, mais tout ne peut pas se raconter, il faut le vivre !
Un grand merci pour cette semaine géniale poulet J
Sheik it up for da west coast ! Wicked !
Remerciements :
Mes parents
Grégoire Lacave
Grégoire Lacave
Grégoire Lacave
Grégoire Lacave
Sans oublier bien sûr Grégoire Lacave
Grégoire Lacave
Grégoire Lacave pour son aimable participation
Grégoire Lacave
Et un merci tout spécial à Grégoire Lacave
Editions West Coaster Forever. Copyright n° 34 9 000 937 A R4 4. Tous droits reservés
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