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Prénom Grégoire
Age 24
But du voyage Blog
Date de départ 17/07/2006
Nom Lacave
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Durée du séjour 2 ans
Nationalité France
Description
Une année de césure à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis pour un stage et une année à Bogota, en Colombie pour y finir mes études
Note: 4,3/5 - 28 vote(s).



Vidéos :
Nico a Iguaque
Nico a Iguaque


Localisation : Colombie
Date du message : 16/09/2007
Diaporama des photos de ce message
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Villa de Leyva
Villa de Leyva
à dada
à dada
il a pas la classe notre cow boy?
il a pas la classe notre cow boy?

En boite avec Mario de Telecom
En boite avec Mario de Telecom
Encore une fois vainqueur !!
Encore une fois vainqueur !!
Oh oui c'est bon ca !
Oh oui c'est bon ca !

 Opération Mofa, Tome 2 - Bogota, Colombie (suite)

 

Chapitre 8 :

Excursion à Villa de Leyva

 

 

Ce lundi nous nous retrouvons avec les potes de Grég dans un bar. On s’est coulé quelques cannettes en discutant de tout et de rien, c’était encore une fois une très bonne soirée! En arrivant sur la dernière bière, nous discutons du fait que je voudrais bien faire une excursion de deux trois jours pendant que Grég passe ses partiels. Stefan me conseille Villa de Leyva, un petit village colonial très joli où il semble y avoir beaucoup de choses à faire…

Réveillé à six heures et demi, me voilà donc parti pour Villa de Leyva. Après avoir pris un taxi (qui m’a largement arnaqué) pour m’emmener au terminal des bus, je prends un premier bus pour Tunja, ville sans grand intérêt à 2h de Bogota. J’enchaîne dans la foulée un deuxième bus, ou plutôt minibus qui nous maltraite sur une route des plus chaotiques bien que fraîchement refaite !

Enfin bref, me voilà donc à Villa de Leyva pour déjeuner.

En descendant du bus, je suis le flot de gens qui se dirigent vers la sortie de la station de bus.

Une fois arrivé à la porte, je ne sais pas trop vers où aller. Verdict : je demande à un homme qui se dirige vers moi. Ce dernier commence par m’indiquer le chemin lorsqu’il s’arrête en pleine phrase et me demande si je cherche un hôtel. Eh oui, j’ai quand même un bon gros look de gringo avec un accent espagnol à couper au couteau. Et moi de répondre oui sur un ton légèrement hésitant : on n’est jamais trop prudents. Me sentant mal à l’aise, il me dit de regarder dans mes guides car sa pension y est référencée. Et pendant que je cherche, il me répète que si je ne veux pas il n’y a pas de problème, que si je veux je peux venir visiter et puis décider après.

Je me retrouve donc embarqué dans un vieux 4x4 avec sa femme et ses deux filles ! Une fois que j’avais vu la famille, je me suis senti en confiance et avais compris que sa proposition ne cachait pas de vieux traquenard. On traverse donc le centre ville de Villa de Leyva pour aller à une rue de la place centrale, tout cela sur des pavés (datant eux aussi de l’époque coloniale...) qui maltraitent les suspensions autant que les passagers !

Après avoir franchi une superbe porte cochère, je suis mon hôte dans une magnifique pension décorée de mille couleurs, avec poutres apparentes, des pots de fleur qui pendent un peu partout au milieu de mini patios, ... Il me fait voir la chambre que j’occuperais si je reste. Tout confort : salle de bain privée et eau chaude ! Le prix étant honnête, la localisation idéale et l’accueil des plus chaleureux, je décide de rester.

Après avoir posé mes affaires et alléger mon sac à dos, je pars me balader dans la ville. C’est une magnifique petite cité coloniale aux maisons blanches et aux rues pavées qui semble ne pas avoir changé d’un iota depuis l’époque de la colonisation. Je repère les éléments principaux de la ville : place centrale, gare de bus, pension, et après avoir tourné en rond pendant une bonne heure, j’ai fait le tour et me dirige vers l’office du tourisme.

Ce dernier est constitué d’une pièce avec une table au milieu et une charmante dame dans un magnifique tailleur rouge vif. Je lui demande donc ce que je peux visiter dans le coin et cette dernière me fait l’inventaire des musées et autres attrapes touristes du coin. Une fois son speach fini, je lui demande de but en blanc où je peux aller faire du cheval. Et elle de me répondre que ce n’est pas possible la semaine car les chevaux sont en dehors de la ville et que c’est plutôt pour des groupes or je suis seul, etc. En insistant un peu elle me dit d’aller voir un dénommé Pacho dans un magasin de ‘’friandise’’ qu’elle me situe sur la carte de la ville.

Je galère un bon moment pour trouver car on ne peut pas dire que la devanture soit facile à voir : un petit écriteau au dessus de la porte sous l’ombre du toit… Je rentre dans une minuscule pièce et vois un homme assis à une table. Je lui dis que je suis venu voir Pacho lorsque ce dernier me dit que c’est lui et m’invite à s’asseoir, ce que je m’empresse de faire. Je lui explique alors ma situation et mon désir de partir à cheval dans l’après midi. Il me dit ce que l’on peut faire et après être tombés d’accord pour une balade d’une demi journée pour aller voir des cascades, il essaie d’appeler son neveu qui s’occupe des chevaux. Il ne retrouve pas le numéro : ni dans son téléphone portable, ni dans son répertoire… plutôt louche mais je ne m’inquiète pas outre mesure. Il me propose de partir le voir à pied directement.

Nous voilà donc partis dans la ville lorsque sur le chemin il arrête deux vieillards sur une carcasse de Jeep qui roule encore... mais vraiment tout juste (toujours ces maudits pavés). Il se trouve que c’est son frère ou cousin, enfin quelqu’un de sa famille et Pacho m’invite à monter dans la voiture avec eux pour aller voir Juan son neveu. Petite remarque : vous trouverez peut être mon comportement légèrement risqué mais je tiens à préciser que je comprenais absolument tout ce qu’ils se disaient, ce qui permet de s’assurer qu’on ne se fait pas trop mener en bateau.

Dix minutes de Jeep plus tard, on arrive dans un ranch légèrement en dehors de la ville où il y a des étables. On y retrouve Juan, le fameux neveu qui s’occupe des chevaux. Il a l’air plutôt sympa je dois avouer et ça me rassure parce que je me voyais moins passer l’après avec un vieux colombien qui n’a plus envie de faire la discussion. Entre ses ‘‘sur-jeans’’ en peau de vache, son chapeau d’éleveur de vache et un bon sourire accueillant, je me sens en confiance !

Un quart d’heure plus tard, nous voilà sur le point de repartir en voiture pour aller chercher les chevaux. Juste avant de démarrer, la femme ou fille d’un des gars nous amène des jus de lait au goût fraise sur un petit plateau en argent. On la voit galérer cinquante bon mètres en train d’amener le plateau sans en renverser une goutte avant d’arriver à notre hauteur sans que personne ne bouge ! Bref, au moment où je bois ça, je sens que c’est du lait frais, voire même fraîchement soutiré du pie d’une vache et je me dis au fond de moi : je dois le boire, ça ne se ferait pas sinon mais je sais que je vais le chier plus vite que d’habitude.. Enfin ce n’est pas non plus très grave et je suis prêt à passer par là pour ne pas les froisser !

Un petit quart d’heure de voiture plus tard on se fait déposer au début d’un chemin de terre avec Juan pour ensuite le remonter en marchant et discutant de filles… Il venait d’avoir sa copine au téléphone donc forcément j’ai embrayé là-dessus ! Après être passés chercher des selles dans un hangar, on se dirige vers l’enclos des chevaux qui est gigantesque. Ca nous a pris dix bonnes minutes avant de coincer ceux que l’on voulait ! Le truc c’est qu’on courait dans la boue alors que je venais de m’acheter des nouvelles chaussures la veille… ah la la ce qu’il faut pas sacrifier je vous jure !!

Nous partons à cheval... mais le mien n’avance absolument pas ! J’ai beau réussir à le motiver un peu je n’arrive pas trop à le faire trotter… Juan s’en rend vite compte et me dit de changer avec lui. C'est-à-dire que je lui avais demandé le plus calme étant donné que ça fait longtemps que je n’ai pas monté mais bon là… Verdict : le deuxième s’emballe comme un fou, dès que je relâche la pression sur les rennes, il part au galop. Ca a duré une demi heure, après il s’est fatigué et s’est calmé. Ca m’a permis de me remettre vite dans le bain !!

Bref, revenons en à nos moutons :

Nous voila donc partis en pleine nature sur un petit chemin de terre au milieu des montagnes à cheval. Les paysages sont magnifiques. Ils ne sont pas si particuliers que cela mais les couleurs le sont. Les montagnes au loin ont beau être vertes, elles ont une couleur bleutée due à la lumière qui rend le tout splendide. En plus de cela, il n’y a personne : le calme total. Nous passons deux bonnes heures entre galops, moments de silence et discussions. Il me laisse guider ce qui me permet de faire comme cela me chante. J’ai un vrai sourire scotché sur le visage : le bonheur. Je suis bien. C’est exactement ce que je cherchais : je suis bien !!

Après deux heures de ballade, nous finissons par arriver sur le site. Une fois les chevaux bien accrochés à une barrière en bois, nous descendons dans des gorges à pied. Au fur et à mesure que nous descendons, un bruit d’eau se fait de plus en plus pressant. En contrebas se trouve une magnifique cascade de quinze mètres de eau (…). C’est superbe ! Assez ressemblant à ce que nous avions vu quelques jours avant à Villeta mais beaucoup plus spectaculaire.

Je prends des photos, je fume une clope. On discute cinq minutes et puis je demande à Juan si il y a d’autres cascades plus bas. Ce sur quoi il me fait un grand sourire et nous voilà partis pour une heure de descente le long de plus ou moins grandes et hautes cascades toutes plus belles les unes que les autres.

Nous finissons par arriver en bas et la remontée est difficile je dois avouer ! Mais la vue en haut redonne le souffle… bien qu’on ait tendance à dire que ça le coupe quand c’est splendide !!

En retournant chercher nos chevaux, nous apercevons un petit bar pas loin. Seulement il est fermé ; Juan demande à un ouvrier à côté s’il va ouvrir. Et l’ouvrier de nous répondre que la patronne arrive dans quinze minutes. Je sais que cela paraît bizarre mais nous sommes au milieu de nulle part et il y a un bar ! En fait beaucoup de touristes viennent voir ces cascades l’été (janvier et février en Colombie) donc il y a un petit troquet peu aménagé.

Nous nous posons donc à l’intérieur une fois la patronne arrivée. Juan m’offre une bière que j’accepte volontiers et l’on se met à discuter avec la tenancière qui me pose des questions vraiment saugrenues sur la France et l’Europe. Tout en discutant on s’enquille quelques bonnes bières et je vous avoue que je commençais à avoir coup dans le nez.. Mais je sens que mon guide est dans le même état alors ça me rassure.

Finalement la patronne nous offre une bière pour le retour et Juan prend des chips. Nous voilà donc à cheval avec, dans une main une bière et dans l’autre un paquet de chips et les rennes….

Autant vous dire que c’était nouveau pour moi !! Tout ça en discutant beaucoup plus qu’à l’aller étant donné l’effet que nous avaient fait les bières. Comme quoi l’alcool en société, ça délie les langues et rapproche les gens !!

Et voilà qu’il commence à faire nuit alors que nous ne sommes pas vraiment encore arrivés..

La nuit, je ne vois pas à plus de dix mètres bien que la lune soit pleine et qu’il n’y ait pas de nuages.

Le cheval, en revanche, voit parfaitement dans la nuit, il connaît le chemin par coeur et n’a qu’une envie c’est de rentrer manger et pisser un bon coup. Alors il galope comme un fou et me voilà à pleine vitesse dans un chemin où je vois à peine arriver les branches de arbres ! C’est grisant.

Néanmoins, cet idiot de cheval a bien failli nous mettre par terre dans un virage qu’il a vu un poil trop tard... Grosse frayeur, aucune conséquence : je vais bien, tout va bien !

Et c’est donc deux heures plus tard après avoir quitté le bar qu’on finit par arriver à la maison où j’avais retrouvé Juan. On défait les selles, les rennes, etc. Après avoir donner à manger aux chevaux et puis discuter encore un peu, je le paye, on se donne un abrazo et puis zou je rentre à ma pension.

Mais ce n’est pas la fin des aventures les amis…

Eh oui, après tout ça je suis donc rentré à ma pension. Mais quelle a été ma surprise en rentrant ! Tout était éteint et j’entendais des gens taper dans les mains en chantant… J’étais plutôt surpris mais surtout épuisé après la journée que j’avais eu, je décidai donc de repousser mes investigations à après la douche.

Celle-ci prise, je suis ressorti mais la pièce était toujours noire et je ne voyais rien. Je me suis donc assis dans le patio sur un petit banc en simulant de regarder mes photos sur l’appareil tout en fumant une petit clope. Deux minutes plus tard, je vois la lumière se rallumer et je découvre tout un groupe de gens entassés dans une petite pièce qui se rassoient. Ils étaient autour d’un pupitre en train d’écouter le patriarche.

Alors que je me rapprochai, mon hôte me vit ; il arrête alors son discours et se dirige vers moi en disant « Nicolas, Nicolas, viens, viens rentre, prends une chaise et joins toi à nous ! ». Et là, comme pour le coup du lait fraise, j’y suis allé et me suis assis en me présentant à une vingtaine de personne sans trop comprendre ce qui se passait. C’est alors que j’entends mon hôte demander à l’assistance si quelqu’un a une bible à me prêter… Ni une ni deux je me retrouve avec la bible sur les genoux en train de réciter un passage de l’arche de Nöé où Dieu lui dit qu’il ne faut pas s’accoupler sans motif de reproduction de l’espèce, de ne pas boire sans raison, etc. UN véritable sketch !! Au fond de moi je me disais : « mais j’en ai pas une de bonne ! Puis s’enchaînent deux trois chants, psaumes et autres prêches et sermons. Moi je reste bien gentiment sur ma chaise avec un sou/fou rire intarissable au fond de moi.

A la fin lorsque le prêtre ou pasteur, enfin celui qui prodiguait la bonne parole dit au revoir à tout le monde, il me voit approcher, me prend par l’épaule et m’emmène s’asseoir à ses côtés s’asseoir sur un banc. Moi je suis toujours en confiance ! Il me donne un petit dépliant sur lequel je lis « théotérapie » : tout s’explique ! En fait c’est un groupe de gens qui viennent pour communier ensemble, se rassurer sur leur vie et ne pas se sentir seuls. Et pour ça ils ont besoin de partager quelque chose. Cette chose ils l’appellent religion. En l’occurrence celle qui se dévoue à Jésus Christ et son divin Padre ! Check it !! Je me revois encore réciter le notre père en espagnol mot par mot après mon hôte qui finit par me dire que de l’autre côté du dépliant, il y a des espaces libres pour y inscrire mes souhaits et désirs dans la vie ! En gros si je lui rends demain, il ira prier pour moi ! Double combo wicked !

Après cela je sors et vais manger dans un petit restaurant à côté mais rentre bien vite me coucher car je suis épuisé et demain je pars encore à l’aventure…

Eh oui ça n’est pas encore terminé !

Mon réveil prend le soin de m’arracher des bras de Morphée aux alentours de six heures. Il est grand temps que je me lève car la journée va être longue. Hier j’étais à cheval. Aujourd’hui je suis à pied. Après une petite douche avec toujours ce même système colombien qui sert plus à faire du bruit qu’à réchauffer l’eau, je me dirige vers la salle à manger où mon hôte est déjà en train de préparer mon petit déjeuner avec sa femme. Au menu : oeufs brouillés avec oignons et tomates, jus d’orange fraîchement pressé, petit café pour faire passer le tout et le toast qui accompagne l’ensemble.

Me voilà donc requinqué et prêt à attaquer ma journée. Un seul souci : j’ai mal au cul. Une après midi à cheval lorsque l’on ne monte pas régulièrement, ça tanne légèrement le cuir pour rester correct. Enfin la douleur passera après le petit doliprane qui va bien. Normalement c’est pour le mal de tête, là c’est pour le mal du cul… étrange lorsqu’on se fait la réflexion !

Je pars remercier et payer mes hôtes qui ont été adorables. Même si je ne partage pas tous leurs points de vue, ce sont des gens bien qui font le bien autour d’eux. Il en faudrait plus des comme ça !

Enfin revenons-en à notre récit :

Je pars donc à la gare de bus pour prendre le premier bus qui monte à Iguaque. Le fait est qu’il n’y en a pas mais je le savais ! Ils s’arrêtent en contrebas et il faut terminer le chemin à pied : 3 kilomètres. Rien que ça ! Mais c’est le cadet de mes soucis car la route sera longue.

Je pars à l’ascension de la lagune d’Iguaque. Celle-ci se situe à presque 4000m d’altitude et il faut monter 800 à 1000m de dénivelé pour l’atteindre. Je parcours donc les 3km en pleine forêt sans voir l’ombre d’une âme avant d’arriver à la petite bicoque en bas du sentier qui mène à la lagune. Je me vois demandé de payer 23 000 pesos, quand on pense que le musée de l’or coûte 1700 pesos à

Bogota, on croit rêver. Je ne pose pas de question et m’apprête à partir mais avant cela je voudrais bien un truc à manger et une bouteille d’eau. Je demande au tenancier de la bicoque qui me répond qu’il n’y a rien !! Aucune infrastructure à des kilomètres. Je demande combien de temps prend la ballade, et il m’annonce 2h30 pour monter et 2h pour descendre. Et moi de répondre : ‘’Queeuu

aa ?!’’. En plus, le bus pour redescendre à Villa de Leyva est à 13h et il est déjà 8h30…. va pas falloir flâner en montant… ni en descendant !! Puis une question me vient à l’esprit : la descente ne devrait elle pas être beaucoup plus rapide que la montée ? En toute logique si...

Je me retiens de me plaindre étant donné le prix et l’absence de justification et pars donc vers le sentier…

Les premières vingt minutes il y a des pierres au sol, de petits écriteaux qui décrivent certains arbres, etc mais rien de transcendant. Je m’enfonce dans la jungle, l’ambiance est humide, les bruits environnant étranges et des oiseaux me partent d’entre les jambes. Plutôt inquiétant comme ambiance ! Une heure plus tard, j’arrive devant un panneau qui annonce : laguna de Iguaque : 3700m. Pour ceux qui ont suivi, j’avais dit que la lagune est presque à 4000m donc je me suis dit que je devais déjà être presque arrivé. Que nenni que nenni : il me restait en fait encore

3700m à parcourir et c’est là que les choses se corsent.

En effet, les pierres disparaissent et laissent place à des racines et des rochers qui affleurent d’un peu partout. Sans parler de l’absence d’entretien ce qui m’oblige à passer mon temps à enjamber des troncs, éviter des branches,… tout cela dans un véritable décors de jungle !! Génial ! Il ne manque plus que le chapeau et le fouet et je suis Indiana Jones. Seulement ça monte dur...

Dur j’ai dit !!

Je commence à sentir le manque de sucre assez vite : la petite omelette qui ne me donnait pas envie au petit déjeuner me fait déjà défaut. En plus je n’ai rien à boire et meurs de soif depuis le départ. Tant pis : il faudra faire avec. Je mets le turbo car je ne veux pas rentrer trop tard pour sortir le soir sur Bogota hors pour cela il faut réussir à attraper le bus de 13h… Me voilà donc en train d’enjamber, sauter, trottiner, etc… mais je m’arrête bien vite car je n’ai plus aucune force ni souffle.

Et c’est là qu’arrive le panneau qui fait mal... il annonce : Laguna de Iguaque 3400m…. Cela fait vingt bonnes minutes que je me bats avec le chemin pour courir mais je n’ai fait que 400m …

Comment je vais y arriver ? Je vous avoue avoir pensé abandonner à ce moment là …

Dégoulinant de sueur, avec les gouttes qui me tombent dans les yeux, les cheveux qui collent et les jambes qui tremblent je fais une pause pour reprendre mon souffle et arranger ma tenue. Je troque le jean pour le short et les manches longues pour les manches courtes : en mode décapotable en quelque sorte. Puis je me fais un petit chèche arrangé avec un polo pour éviter que la sueur me tombe dans les yeux. Ca va déjà mieux !

Je repars et prends mon courage à deux mains. Par moment je fais une halte pour sortir du sentier battu et aller boire à même la rivière qui coule à quelques mètres du sentier tellement j’ai soif. J’ai du sacrifier ma santé intestinale pour satisfaire ma soif. Ca me rappelle des soirées au foy’ cette phrase… Enfin je m’accroche et même si les jambes tremblent, le courage reste intangible (pas mal celle là hein ?). Chaque nouveau panneau m’annonçant la distance à l’arrivée est une flèche dans le cul (j’aurais pu choisir autre chose je vous l’accorde).

Mais le plus dur est à venir : j’arrive à 1400m de la lagune et là je suis en bas d’une montagne qui monte abrupte mais sans arbre ni jungle donc je peux voir parfaitement où je vais et où je dois aller… J’ai du faire des pauses tous les cinq/dix mètres parce que mes jambes ne pouvaient plus. C’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai commencé à faire des vidéos... Enfin j’y suis presque !!

Encore un peu et ce sera fini.

Il fait de plus en plus froid ! Je suis trempé de sueur mais je mets mon pull en laine et regrette même de pas avoir de gants ! Je vais jusqu’au bout et commence à apercevoir la lagune : victoire !! En 2h en plus. Un peu déçu de ma perf’ mais bon j’avais pas vraiment le matos pour le faire en mode compét’.

Je me pose au bord de la lagune qui s’avère être une très grande marre au milieu des montagnes. Un peu décevant de ce côté-là mais la vue est magnifique et valait la peine de monter.

J’au peur de m’endormir tellement je suis naze. Alors je garde les yeux ouverts et vois les nuages descendre petit à petit sur les flancs des montagnes qui m’environnent. C’est à ce moment là que je réalise qu’il va pleuvoir sur le retour… ce serait trop facile sinon !

Enfin bon après vingt minutes de pause je repars plus motivé que jamais pour attraper le bus de 13h… et surtout aller acheter un bon coca bien sucré et me fumer une clope !!

Je galope, je saute de rocher en rocher et manque de me retourner la cheville bon nombre de fois. C’est là que je réalise que si ça m’arrive il n’y a personne, mais alors absolument personne. Cela fait trois heures que je marche et n’ai croisé personne. Je n’ai par ailleurs pas de téléphone, etc… alors pas de bêtises, on ralentit, en plus mes jambes tremblent plus que jamais et mes appuis ne sont pas du tout sûrs…

Après 1h30 de descente j’arrive au refuge du départ. Je crois que je l’avais appelé bicoque.

Enfin peu importe. Le gars du départ me voit et vient me demander comment ça s’est passé. Je lui dis que je suis raide mais que je suis content. Il me dit que j’ai été super rapide… je vois bien dans son regard qu’il ne croit pas que je suis allé jusqu’au bout. J’hésite à lui montrer les photos mais bon je préfère passer pour un touriste menteur que de montrer un appareil photo qui va les faire baver… même si c’est pas le genre à voler, vu les forces qu’il me reste, dans le doute..

Note : 1h30 pour descendre ça fait presque les 2h de la montée. Pourtant ça devrait être plus rapide de descendre que de monter ! En fait le chemin est tellement impraticable que je ne pouvais pas aller vite au retour ; et même si c’est moins fatiguant, j’ai quand même mis du temps pour redescendre.

Bref, revenons-en à nos moutons :

Je lui demande s’ils n’ont pas quelque chose à me donner à boire… je sens que ça le fatigue légèrement alors je me rapproche de lui et de sa maison et j’insiste un peu… Il finit par me dire de venir et me donne un grand verre de jus de cerise bien sucré qui fait le plus grand bien ! Je reste là à discuter vingt minutes avec lui et sa famille. Son fils a un accent à couper au couteau mais je le fais répéter sans scrupules ! Mes jambes sont mortes mais mon cerveau et mes oreilles fonctionnent bien : à lui de faire un effort !

Je finis par les remercier et pars pour aller prendre le bus. Je suis ravi d’être allé jusqu’au bout. Sur le chemin je trouve un magasin encore plus paumé et m’achète de l’eau et du coca… après en avoir bu la moitié, je réalise qu’ils sont périmés !! Tant pis : aujourd’hui, le sucre ne pourrit pas !

Je bois comme un goulu et fume une bonne clope en attendant le bus.

Après un bon quart d’heure de retard il finit par arriver. Je vous laisse imaginer l’odeur que je dégageais dans le bus. Et comme d’habitude c’est juste à ce moment là que vient s’asseoir une fille magnifique à côté de moi. Ah la la ce satané destin !! La lose© les amis, c’est la lose©. Enfin ce n’est pas bien grave et une fois dans le centre ville, je vais directement prendre un autre bus puis un autre pour arriver à 20h à Bogota où je retrouve mon Grég en pleines révisions… ça fait mal au coeur d’avoir fait tout cela sans lui !!

En plus on a finit par aller en boite en le laissant bosser tout seul.

 

 

Chapitre 9 : Avant dernier jour

 

Ce jour là, on se remet de la soirée de la veille. Une fois n’est pas coutume : je passe quelques heures à me balader dans Bogota, acheter des cadeaux souvenirs, etc.

Mais le mieux reste le soir : Nous avions prévu de faire une soirée pour le dernier soir mais je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait grand monde. En fin de journée, Yhira nous appelle et nous demande ce qu’il y a de prévu ce soir pour la « despedida » de Nico (autrement dit ma soirée d’adieux) ! Cela m’a fait vraiment plaisir que les gens souhaitent venir à ma dernière soirée en

Colombie, j’étais très touché !

Avant de sortir, on va dîner chez la soeur de Yhira. Magnifique appartement avec une baie vitrée qui donne sur la ville, tout en bois, couleurs douces, chaudes et apaisantes, légère odeur d’encens. Très agréable !

Ayant fumé un peu avant d’y aller avec mon Grég, une fois n’est pas coutume, ça ne l’a pas du tout mis à l’aise pendant le dîner. Il ne voulait pas trop parler, et sur sa demande j’ai pris les rennes de notre duo. J’étais aussi hésitant que lui et pas super à l’aise, un peu peur de me taper l’affiche mais ça s’est très bien passé !

Très bon dîner, on discute pas mal avec un Colombien qui est parti étudier en Belgique et qui à chaque fois qu’il nous parle d’une ville d’Europe en arrive toujours à parler d’une copine avec qui il est sorti là bas… marrant !

 

A un certain moment du dîner, l’une des participantes annonce qu’elle va raconter une blague… dangereux mais audacieux ! Elle se lance et je dois avouer, elle était marrante. Mais l’humour dans une autre langue est toujours très délicat. D’une part parce que chaque pays a ses styles d’humour et de subtilité mais aussi parce qu’il peut y avoir des mots que l’on ne comprend pas. Une fois qu’elle a fini et remporté les rires de l’assemblée, elle demande à Grég de nous raconter un blague française… Et là je vois mon Grég qui dit « oh non non ya pas moyen, je parle pas espagnol, bla bla bla… en revanche, Nico il parle super bien et connaît plein de blagues ! » Ce sur quoi tous les regards se tournent vers moi. Non je ne suis pas devenu tout rouge mais j’ai demandé à avoir un peu de temps afin de bien choisir et préparer la blague.

Alors il faut en avoir une drôle, une simple à comprendre et facile à traduire, sans aucune subtilité. Cette dernière partie était la plus facile… Après deux minutes, j’annonce que je suis prêt à raconter ma blague. J’avais choisi celle de la bière magique. Et elle les a fait rire !! Oh j’étais content… et surtout soulagé : merci Charles Mautin ! Pour ceux qui ne la connaissent pas, il faudra me la demander la prochaine fois qu’on se verra !

Après le dîner, on finit par sortir, avec beaucoup de retard certes mais ce n’est pas grave. On va dans une boîte un peu lounge où l’on retrouve beaucoup des participants du week-end dans la finca mais aussi, et surtout, Mario notre pote colombien qu’on avait rencontré à Télécom ! Une copine magnifique au passage…

Nous passons un très bonne soirée, on picole, on rigole, on danse. C’était soirée électro, après quinze jours de salsa ça faisait bizarre mais c’était cool !

 

 

Chapitre 10 : Dernier jour

 

 

On ne se lève pas trop tard parce que ni Grég ni moi n’avons fait nos valises. Eh oui, tandis que moi je rentre en France, lui entame une semaine de vacances où il part à La ciudad perdida et sur la côté carabéenne… salaud !!

Nous voilà donc en train de retourner la chambre pour trouver nos affaires et ne rien oublier, ni lui… ni moi ! Yhira nous retrouve, on discute, on sent la fin arriver.

Etant donné qu’on est à la bourre, on se sépare les tâches et l’on se retrouve pour aller au plus vite et se garder un peu de temps pour les derniers moments... mais il est déjà trop tard !

Bref, on finit par aller retrouver les autres randonneurs qui accompagnent Grég sur le trek de 6 jours pour le Machu Pichu Colombien ainsi que d’autres amis. Il y a : Jennifer, Stefan, Murk,

Julian, Claire, Marinous, Tom, Jenni la néerlandaise, … Eux ont les petites tensions de départ en vacances à gérer, moi va falloir que je me lève à un moment pour dire « bon bah j’y vais » mais ça me soule vraiment. Déjà j’ai pas envie de partir mais aussi, il va falloir dire au revoir à tout le monde en leur faisant tous des promesses de quand on pourrait hypothétiquement se revoir, comment garder contact, etc. Ainsi qu’avoir un dernier petit mot pour chacun d’entre eux en leur arrachant un sourire ou un même un petit rire pour partir sur une bonne touche. Vous voyez, ce genre de petits mensonges ou fausses promesses que socialement tout le monde fait.

Bref, au final, j’étais pas super motivé et je suis parti sur plus de mauvaises touches qu’autre chose… Enfin j’ai dit au revoir à tout le monde .

Grég je lui ai dit au revoir aussi (et surtout) : Merci. Mais j’y reviendrai tout à la fin pour tenter de lui arracher la petite larmichette réglementaire. La petite larmichette qui va bien j’ai envie dire.

Revenons en à nos derniers moments :

J’ai quitté tout le monde et suis parti retrouver Julian dehors qui m’a offert un petit cadeau de départ, ça m’a fait plaisir. Et puis je suis allé retrouver Yhira et Deniss chez la première des deux pour mes tous derniers adieux. Encore une fois le rituel du « au revoir et à bientôt », le sourire au bord des yeux…

Puis je suis parti chercher ma valise chez Grég. Ensuite je devais retrouver Mario devant l’université. Là je me permets de faire une pause et prendre le temps de bien expliquer ce quiproquo. Grég, en bon hôte jusqu’au bout s’occupe de m’arranger le rendez vous avec Mario. On doit se retrouver devant l’université. Ok jusqu’ici pas de souci, l’université j’y suis allé pour le départ en bus à Villavicencio, je sais où c’est.

J’attends Mario, je suis même un peu en avance donc j’attends jusqu’à ce qu’il ait cinq/dix minutes de retard. Je ne m’inquiète pas. Et puis vers quinze minutes de retard je commence à stresser. Je n’ai pas son numéro, mon téléphone marche pas… La galère se profile, l’ombre de la

lose© arrive sur moi !

Et là qui je vois passer devant moi : Grég et Marinous qui étaient allé chercher un dernier truc chez eux. Bref, je vais les voir et Grég me dit alors que Mario ne me trouve pas (…) et qu’il m’attend devant l’université. Mais pas à la même entrée. Sauf que moi l’autre entrée, je ne l’avais jamais vue ...

Bref, je ferme la parenthèse. Et mon ami Mario m’emmène à l’aéroport. Il y avait aussi une de ses copines de l’université. Il me dépose. Je descends. Encore des au revoirs, les derniers cette fois ci. Je fais mon check in, j’attends, je monte dans l’avion, 10h de vol. J’arrive en France.

Et voilà, c’est fini.

 

 

Chapitre 11 : Petit compte rendu

sur Grég en Colombie

 

Rassurez-vous tout de suite : il va bien ! Il va même très bien ! Je pense que le fait de n ‘avoir passé qu’un mois en France entre Dubaï et la Colombie, ça l’a saoulé, parce qu’il est certain que sa famille et ses amis doivent lui manquer, mais il tient bien, il est stable, il est bon, il est notre préz’ à tous j’ai envie de dire !

Pour continuer cette analyse de notre Grég, je vais reprendre les propos d’Oliv qui a très bien anticipé notre petit Normand en terres Colombiennes.

En une année à Dubaï, il a vécu beaucoup de choses. Certes il avait des conditions de vie royales, qu’il retrouve en partie à Bogota soit dit en passant, mais il a aussi expérimenté la rencontre de plein de nouveaux gens, les missions quand on part à l’arrache en trip, les galères, etc. Toutes ces petites choses qui rendent une telle expérience inoubliable.

Afin de préciser ma pensée, je vais la résumer : il ne se prend pas la tête, il va là où il sait que ça va lui plaire, pense à lui, et c’est bien ! Je ne dis aucunement qu’il est égocentrique, bien au contraire mais il va à l’essentiel et ne s’égare pas en cours de chemin.

Sinon en cours il est toujours autant à l’arrache. En espagnol, il ne s’embarrasse pas trop de l’accent mais m’a surpris dans sa compréhension qui est excellente malgré le peu de temps sur place !

 

 

Chapitre 12 :

Conclusion et remerciements

 

Petite discussion que je me suis faite durant le vol retour :

«

- Il va falloir que j’écrive un récit de tout ça moi dis donc !

- hum… ça va me prendre du temps ça !

- hummm ... il faut pas trop que je traîne non plus

- ouais ouais je vais faire ça sans traîner.

Un ange passe…

- ouais c’est sûr je vais pas traîner !

»

Mais au final, quand on prend le temps d’y penser : n’est il pas plus agréable de revoir ses photos de vacances quelques temps après que celles-ci aient eu lieu ? Lorsque l’on a repris les cours, le travail et que leur souvenir commence à se voiler ?

Comme tu vois, tout était calculé...

Une fois de plus, et comme toujours j’ai envie de dire : t’as été parfait mon Grég ! Malgré le contexte qui n’était pas le plus propice : tes exams, ça faisait très peu de temps que tu étais là, ... Tu as pris le temps de m’accueillir, de me sortir, de me faire visiter, voyager : t’as été génial !

Ca me fait d’autant plus plaisir de te voir dans différents contextes, environnements. C’est génial de te voir dans différents mondes. Une véritable expérience à échelle humaine. Et je dois le reconnaître : t’as réussi le test !

Mais j’ai toujours pas de réponse à une question que je posais après Dubaï : quand est ce que je vais te rendre la pareille ?

Je ne sais pas exactement comment je vais te remercier pour tout ça ! J’au beau réfléchir, tu m’as offert ce que je préfère : voyager à l’autre bout du monde, rencontrer des lieux et des gens improbables !

Chacun de tes voyages est une invitation pour moi. Et quoi de plus agréable que de voyager avec un collègue ? Encore mieux : tu connaissais les lieux, les gens donc tu m’as donné des condensés d’expérience ; des condensés de bonheur à partager avec toi !

 

Et maintenant Grég, on va où ? Prêt à faire le tour du monde ?

 


Note: 0/5 - 0 vote(s).

Par alban

le 22/01/2008 à 03:21:28

c'est marrant, le style comme le contenu ne me sont pas etrangers...je note le concept de la lose(c) pour mes prochains recits.

ca fait plaisir tout ca! Le soleil californien tape peut etre moins que le bogotien, mais on pratique a vegas des parties de pokers qui valent surement les bogotiennes!



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Par Edouard Blasselle

le 22/01/2008 à 07:13:14

Il a mis le temps pour l'écrire ce récit le nico, mais c'est bon, très bon !
Prochaine destination : Népal en mai ?

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Par MasK

le 22/01/2008 à 14:35:22

Un bon récit, dommage que l'auteur n'ai pas porté d'importance à équilibrer les chapitres ce qui donne malgré un contenu interessant quelques longueurs. Néanmoins les droits pour une adaptation cinematographique peuvent surement etre négociés!

Bisous mon Greg et mon Nico!

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Par Tzib

le 22/01/2008 à 16:36:43

Enorme, tout simplement énorme ce récit. Avec même une frustration à la fin et surtout avec pas mal de souvenirs de mon Népal qui remontent. Vraiment sympa vos trips à deux. On a même le droit à l'analyse de greg!!! Terrible. Ca donne envie de partir loin,très loin!
Yiys
Tzib

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Par Tristanis

le 23/01/2008 à 15:22:29

Wwwwwaaaaaa !!
t'es trop fort tinico... Surtout le passage ou tu bois un coca, j crois c mon préféré de tous !!

Et continue de nous faire réver Greg, ça change de la Bretagne, héhé !!

Big Biiisooouuuus (j'en profite pour passer un gros Big Up à Carlos, paix à son äne !!)

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Par Yhira

le 29/03/2008 à 02:31:46

Wooowww. What can I say apart from I regret not having read It before. As you know guys, my French sucks…if I can refer to “my French” even though (I am very proud of it) I managed to read EVERYTHING (don’t ask me how) and It was… brilliant and quite funny..Nico you write so well!! This is what I call a very good review of a great moment in Colombian lands..Wasn’t it?? Jejeje yo no sabia lo de la Universidad! Punto para Greg ;-)

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