Opération Mofa, Tome 2 - Bogota, Colombie

la plaza Bolivar Sur le Montserrate avec la vue sur Bogota

Nico, fier et droit avant le grand saut Petit coin sympa, nan?

Bogota au soleil à la finca au bord de la piscine ouaich !

bo gosse !

15/09/2007 - Pays : Colombie - Imprimer ce message

Septembre 2007. Bogota, Colombie

Grégoire Lacave & Nicolas Douay

 

 

Résumé des moments intenses d’une quinzaine

en compagnie de Grég à Bogota et environs...

 

 

 

 

 

 

 

Septembre 2007 – Bogota, Colombie – Grégoire Lacave & Nicolas Douay.

Opération Mofa, Tome 2

Editions Mofa & Co. ©

 

 

 

 

 

Du même auteur dans la même collection :

- Mofa à Dubaï, Nouvel an 2007- Opération Mofa, Tome 1

- ...

 

 

 

 

Sommaire

Chapitre 1 : Contexte

Chapitre 2 : Vol et premiers moments à Bogota

Chapitre 3 : Deuxième jour à Bogota

Chapitre 4 : Monday in Bogota

Chapitre 5 : Poker à Bogota

Chapitre 6 : Voyage à Villeta

Chapitre 7 : Week-end à Villavicencio

Chapitre 8 : Excursion à Villa de Leyva

Chapitre 9 : Avant dernier jour

Chapitre 10 : Dernier jour

Chapitre 11 : Petit compte rendu sur Grég en Colombie

Chapitre 12 : Conclusion et remerciements

 

 

 

 

 

 

Chapitre 1 : Contexte

Avant toute chose, prenons le temps de resituer les conditions d’organisation de ce voyage.

En effet, Grégoire à Bogota, c’est tentant mais le problème c’est : quand aller le voir ? Tout comme pour Dubaï, l’envie est là mais il manque le temps. Néanmoins, comme le dit le fameux dicton :

‘‘when there is a will, there is a way’’. Et je ne l’écris pas en Anglais pour me la raconter mais simplement parce que je trouve qu’il beaucoup mieux ainsi.

Revenons-en à nos moutons, ou plutôt notre contexte...

Début Septembre, ma responsable RH me propose de prendre une période de congé entre mon stage et mon CDI. Je commence par dire non. Deux jours plus tard, l’idée se forge dans ma tête que je pourrais faire un petit voyage de quinze jours le plus loin possible de Bristol, Accenture et

Paris. Après validation auprès de mon supérieur que je peux m’absenter vis-à-vis du projet la deuxième quinzaine de Septembre, je m’enquérais de suite du prix des billets pour Bogota… C’est cher certes, mais passer quinze jours en Colombie avec Grégoire, ça n’a pas de prix (merci la pub

Mastercard) Bref, ni une ni deux, me voilà en train de réserver mes billets pour Bogota. Une fois ma venue validée par Grég, c’était fait : en trois jours j’avais ficelé mon départ pour Bogota dix jours plus tard.

Mais quels dix jours…. En effet, durant mes derniers jours de stage, j’ai entre autres : validé mon diplôme d’ingénieur, obtenu ma première embauche, sauté à l’élastique d’un pont de 100 mètres de haut et failli sauter en parachute de 4200m d’altitude mais la météo n’était pas de notre côté.

Ces dix jours sont donc passés à une vitesse fulgurante et me voilà la veille du départ : ma valise fut faite en moins de quinze minutes suite à l’apparition inattendue de places pour le match de rugby AFS/Angleterre au stade de France le soir même, puis retour maison, et me voilà dans mon lit en train de chercher le sommeil, prêt à partir pour quinze jours de Mofa (avec un gros M oui !!!) à Bogota, en Colombie, avec Grégoire.

It’s gonna be legen … wait for it… dary ! LEGENDARY !!

 

 

 

 

 

 

Chapitre 2 : Vol et premiers

moments à Bogota

 

Alors revenons-en à nos moutons :

Réveil, café, taxi, attente, montée dans l’avion, film, dodo, lecture, film, déjeuner, lecture, film,… Dix heures plus tard ma voilà à Bogota. Je passe les contrôles de police, de douanes, et me retrouve devant l’aéroport légèrement en avance par rapport à notre rendez vous avec Grégoire.

Vous noterez au passage que le concept de se donner rendez vous sur un autre continent est quelque peu grisant ! Ce n’est pas la première fois qu’on le fait avec Grég et j’espère bien rééditer !!

Me voilà donc devant l’aéroport de Bogota, assis sur ma valise en train d’attendre notre

Préz’ lorsque je le vois arriver, la charisme qui déborde du slip, une démarche de conquérant, et le sourire aux lèvres !! Bisou, retrouvailles, bisou, câlins,…

Et là c’est parti.

On prend le taxi pour aller chez Grég qui habite en plein centre ville. Pour faire simple, la ville peut se diviser en deux : les quartiers nord pour les riches et le sud pour les pauvres et les mecs dangereux. Notre Grég, lui, il habite au milieu, en pleine ville mais aux pieds de magnifiques montagnes. Pour information la ville se situe à 2600m d’altitude ! L’air est frais mais il ne fait pas  froid. Et quand on y pense, neuf millions d’habitants à 2600m d’altitude c’est surprenant.

Une fois arrivés, je visite son appart. Plutôt sympa : il partage un grand trois pièces avec

Marinus, un néerlandais végétarien légèrement bègue très sympa. Et nous voilà en train de faire des résumés de tout ce qui nous est arrivés depuis la dernière fois que l’on s’est vus. Toutes ces aventures qu’on a vu l’autre réaliser au travers de facebook, kikooboo et autres sites d’utilité sociale ! Beaucoup de choses à dire comme à chaque retrouvaille mais une seule langue pour tout prononcer alors ça va dans tous les sens !

Après cela on va se balader dans la Candeleria, le quartier de Grég. Les rues sont pleines de gens, ça parle espagnol partout, il fait beau, il fait bon, je suis heureux. On passe par quelques monuments comme la Plaza Bolivar et autres églises du centre ville puis on va se prendre un ‘pti café’ (dans sa c..) en terrasse. On apprécie : c’est bon !

Après ces retrouvailles qui s’éternisent pour notre plus grand plaisir, on retourne à la maison (eh oui maintenant c’est chez moi aussi !). Mon hôte me fait alors part du plan de la soirée : grosse soirée électro en boîte avec ses potes et copines. Vous m’en voyez ravi !! Allons y donc gaiement : les bouteilles sortent et les verres trinquent... c’est ma première préchauffe en Colombie !

Et maintenant, je vais répondre à une question qu’on m’a posé une bonne dizaine de fois en

Colombie : « comment pensais- tu que c’était avant de venir ? ». Pour être franc, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je sais bien qu’ils parlent espagnol en Colombie mais c’est à peu près tout ce que je sais en dehors des a priori négatifs sur la sécurité que nous rabâchent les media. Bien sûr j’avais parcouru (très) rapidement un guide et (à peine) regardé sur le net mais étant donné le peu de temps de préparation, je m’étais plutôt dit (à défaut je le reconnais) que je découvrirais sur place directement.

Mais revenons-en à nos moutons :

C’est après une petite heure que j’ai l’immense honneur de rencontrer Yhira, la copine de

Grég, adorable Colombienne dont Grég a fait chavirer le coeur ! Le temps passant, je commence à sentir le contre coup du voyage, du décalage horaire… et de la préchauffe ! Jusqu’au dernier moment j’hésite mais finalement j’avoue à Grég que je vais les laisser sortir seuls parce que je n’ai pas la force. Mon petit corps sait qu’il ne tiendra pas une nuit en boîte. Je sens que je déçois mon hôte autant que sa copine mais je joue la carte de la raison. Pour une fois me direz vous...

Grég part donc à la soirée et revient à 5h du mat. Avec le décalage horaire, cette fois par contre j’ai la patate et me réveille à la seconde où la porte s’entrouvre. J’ai alors droit à un petit after

/ résumé de la soirée sur l’oreiller. Maintenant que j’ai récupéré je ne comprends pas pourquoi je n’y suis pas allé ! Normal ! Bref, j’ai raté une grosse soirée mais il y en aura d’autres.

 

 

 

 

Chapitre 3 : Deuxième jour à Bogota

 

Etant plus frais que Grég, je me lève plus tôt et en attendant qu’il se lève, je parcours les deux guides sur la Colombie qu’il a. Plutôt intéressant j’avoue. En gros ils ont passé leur histoire à faire des révolutions. Mais attention, pas de la petite révolution où on coupe une ou deux têtes, là on parle de 300 000 morts par révolution. Ils ne plaisantent pas les colombiens !

Première remarque tant qu’on y est : les colombiens ont investi dans un mode très spécial de douche. Alors je ne sais pas qui a remporté le contrat mais il y a un quelqu’un qui s’est fait des couilles en… Je vous explique : un seul robinet pour commencer. Et là vous vous dites : mais comment tu règles la température ? Bonne question !! La réponse est : tu la règles pas ! Tu tournes le bouton et pis c’est tout ! Alors après c’est une question de circonstances, de chance, etc. On sait jamais trop en fait ! Bref pour faire simple : un tuyau sort du mur (l’arrivée d’eau) au bout duquel il y a comme un gros cylindre d’une dizaine de centimètres de haut et cinq de rayon, duquel sort un filet d’eau à température…. ambiante. Mais il y a plusieurs ambiance si vous voyez ce que je veux dire. C’est pas forcément le premier qui a toute l’eau chaude ! Etrange oui !! Je confirme !!

Autre petite remarque supplémentaire sur les installations sanitaires : les toilettes. Elles sont normales rassurez-vous ! Simplement les colombiens ont de gros problèmes de canalisation. Alors il faut en toute théorie jeter son papier toilette usagé dans la poubelle à côté… ‘‘dégueu’’ me direz vous. Personnellement je ne le faisais pas et Grég non plus mais du coup, on est toujours sur le ‘quivive’ quand on tire la chasse : est ce que tout va partir ? Est-ce que je vais boucher les chiottes ? etc .. Une épreuve au début ; après une habitude. On finit par en rire, comme toujours quand il s’agit de caca (on reste calme le frisé au fond de la classe !!).

Tant qu’on y est, allons-y pour les remarques : ils n’ont pas bien géré non plus leur système de monnaie en Colombie : on n’a jamais de petits billets pour payer et les gros (l’équivalent de 13€ pour vous donner un ordre de grandeur) sont refusés presque partout sauf dans les supermarchés et c’est un peu fatiguant à la longue !! En plus, lorsque l’on retire des sous à la banque, il n’est pas impossible que celle-ci donne un faux billet !! Malgré la lose© naturelle qui m’accompagne, cela ne m’est pas arrivé.

Enfin bon, revenons-en à notre récit :

Après cette fabuleuse soirée que j’ai raté, Grégoire était malade ce dimanche. La lose©.

Verdict : en dehors d’une petite balade et d’être allé manger dehors, on n’a pas fait grand-chose. Et là vous me dites : « c’est un peu la lose© ton voyage Nico ». C’est vrai, ça aurait pu mieux commencer. Mais avant de tirer des conclusions trop hâtives, allez jusqu’au bout du récit, vous ne serez pas déçu. En tout cas moi, je ne l’ai pas été ...

Le dimanche soir, j’ai participé au rituel du poker de fin de semaine avec les collègues de

Grég. On a joué avec Tom, un néerlandais, Marinus, Julian, un colombien, Grég et moi. Verdict de la partie : j’ai gagné !! Sans forcer en plus, mais bon quand les cartes sont là, il ne reste plus qu’à accompagner les autres joueurs jusqu’à la très fameuse « River ». Tous ces gens sont vraiment très sympas et très accessibles. On a passé un très bon moment.

 

 

 

Chapitre 4 : Monday in Bogota

 

Levé assez matinal : j’avais encore quelques restes de décalage horaire et surtout la motiv’ pour faire plein de choses !! Je vous passe le rituel du levé en vacances que vous connaissez tous très bien (et que j’ai largement développé lors de mon récit de Dubaï) et nous voilà dehors sous le soleil, prêts à visiter. On part donc à pied dans Bogota. On marche, on regarde, on se perd : on visite !

C’est joli, c’est plein de couleurs, plein de gens, plein de charme. Quand on s’écarte un peu du centre, on parcourt de petites ruelles bordées de maisons sur un étage toutes de couleurs différentes. De plus, étant à 2600m d’altitude, le soleil est plus fort ; par conséquent la lumière est différente, plus belle j’ai envie de dire.

On est par exemple monté en haut de la montagne au bord de Bogota : Montserrate. Le truc c’est que ces idiots de Colombiens n’ont pas une tune mais ils ont trouvé le moyen de superposer un funiculaire et un téléphérique pour monter en haut… Enfin bref, de là haut on a une vue sur toute la ville qui s’étend énormément. Et je pèse mes mots (NDLR : j’adore cette expression). C’est vraiment impressionnant car à 2600 mètres d’altitude, la ville s’étale sur un plateau gigantesque. Il n’y a que très peu de hauts buildings alors toutes ces petites maisons ou bâtiments de pas plus de deux trois étages, ça prend de la place neuf millions d’habitants.

Et ce qui est frappant c’est que la frontière entre la ville et la jungle est extrêmement nette

(Cf. photos). En attendant que le funiculaire arrive, on a rencontré trois amies de Marinus le colloc’ de Grég. Une néerlandaise, une canadienne et une autrichienne ( ?). Des filles très sympas avec qui on a rigolé un brin autour d’un ‘‘pti café’’ une fois redescendus de Montserrate. Puis la fin de journée s’est accélérée jusqu’au ... prochain chapitre !

 

 

 

Chapitre 5 : Poker à Bogota

 

En dehors du poker des familles qu’on s’était fait le dimanche soir suivant mon arrivée, on est allé le lendemain participer à un véritable tournoi dans un casino. Première fois de ma vie je vous avoue. Nous sommes donc partis avec notre paire… de couilles (oh bah oui fallait bien que je la place) pour aller s’affronter face aux Bogotiens des quartiers chauds.

Nous voilà donc dans le casino avec Stefan, Julian, Grég et moi ; chacun paye les 50 000 pesos pour entrer dans le jeu (toujours 13€). Et l’on se voit répartis sur quatre différentes tables de dix joueurs, au bon gré des cartes qui sortent au hasard. Dans l’heure qui suit Grég et Julian se font sortir tandis que Stefan et moi tenons bon.

Au total on doit être quarante joueurs mais comme la recave est autorisée la première demi heure, il devait y avoir cinquante ou soixante caves. Les joueurs se font de moins en moins nombreux et l’on finit par se retrouver à huit avec Stefan et six autres joueurs.

C’est là que je m’emballe, et sur un coup de pas de bol (comme toujours me direz vous), je me fais sortir alors que nous ne sommes plus que huit à la table finale !! Les joueurs habitués proposent alors qu’à partir de maintenant, tout le monde reparte avec sa blinde sauf les deux premiers qui remportent le pactole, bien entendu ! La lose© les amis !

 

 

Enfin tant pis, d’autant plus que je serai vengé par Stefan qui sort vainqueur et se retrouve avec un peu plus de 300€ entre les mains, ce qui fait un sacré paquet de pognon en Colombie…

Notre ami colombien Julian commence à stresser.

On sort du casino pour fumer une clope ou deux, on discute. On finit par appeler un taxi plutôt que de prendre ceux qui sont devant le casino… normal. Tout se passe bien sur le retour, pas d’embrouille, surtout qu’on est un peu grisé par la victoire de Stefan mais notre ami Julian qui est à l’avant du taxi est en stress total. Il n’a qu’une crainte, c’est qu’on nous emmène dans un traquenard pour nous plumer, du coup il passe son temps à corriger la trajectoire du taxi pour être sûr de ne prendre que des rues qui craignent rien.

Mais au final tout se passe bien. Stefan nous invite ensuite pour un ou deux coups et l’on refait toute la partie autour des bières. Très bonne soirée. C’était mon premier tournoi, ça m’a beaucoup plu : je me suis pris au jeu !

 

 

 

Chapitre 6 : Voyage à Villeta

Etant donné que nous voulions sortir un peu de Bogota, nous avons cherché ce que l’on pouvait faire. En consultant nos autochtones préférés (les potes de Grég), nous avons fini par nous mettre d’accord sur une excursion d’une journée à Villeta. C’est une ville à environ deux heures de bus de Bogota. Elle n’a pas vraiment d’intérêt, en revanche, juste à côté il y a une petite chaîne de cascades qui vaut le détour.

Rendez vous est donc pris à la station de bus avec Yhira, Deniss, Julian, Grég et moi. Deux heures plus tard, nous arrivons dans Villeta où l’on part sans traîner vers les cascades, sans trop savoir où elles sont… On finit par trouver.

Ca commence très bien, en longeant des gorges, on arrive à un pont suspendu multicolore plein de charme, on avance,… Au fur et à mesure que nous nous rapprochons, on entend comme une clameur qui vient du fond de la gorge, là où l’on se dirige.

En arrivant sur place, nous découvrons qu’il y a comme une sorte de classe verte avec une trentaine de jeunes colombiens et un ou deux encadrants qui profitent de la retenue d’eau sous la première cascade pour se baigner. La lose©… Mais ils sont sur le départ, alors on attend un peu.

Pendant ce temps là, Julian monte en haut de la première cascade et rencontre là haut un jeune guide qui vient d’un camp de sports un peu plus haut dans la gorge.

Une fois le groupe parti, nous montons tous en haut de la cascade rejoindre Julian et le guide qui propose de nous accompagner dans la chaîne de cascade. Plutôt sympa il faut dire ! Nous voilà donc partis à la queue leu leu dans les broussailles en remontant le long et au milieu des gorges avec notre guide qui nous fait des commentaires sur les cascades, etc. La nature est vierge, belle, verdoyante.

Tout se passe très bien : on finit par arriver à l’avant dernière cascade de laquelle on peut plonger (10m de haut). Du coup on se pose un peu. Plongeon, dos crawlé, repos, etc. On rigole aussi bien entendu. Nous finissons par reprendre notre chemin et le guide propose de nous raccompagner jusqu’à son camp puis de nous amener à la route pour pouvoir retourner sur Villeta puis Bogota.

Il nous annonce cent mètres mais je pense qu’on a bien du marcher deux bornes… mais c’était tellement incongru que ça valait vraiment la peine. On a par exemple remonté des sortes de canalisations d’eau complètement perdues en pleine jungle, traversé des petites gorges, etc. Une superbe journée dehors à s’aérer les neurones : que du bonheur !

Le guide était tellement sympa que j’avais parfois l’impression qu’on était en train de se jeter dans la gueule du loup. Qu’un guet-apens nous attendait au détour d’une gorge. Au final, on arrive dans son camp de vacances où l’on se repose dans des hamacs un coca à la main alors qu’une délicieuse brise nous berce le visage : divin !!

Vous noterez s’il vous plait qu’il ne nous est toujours pas arrivé de vraie lose© jusqu’ici… Il est vrai que j’ai une certaine propension à les attirer, c’est d’ailleurs un don que l’on partage avec

Lucas et selon moi il a du prendre cher cette semaine là parce que de mon côté c’était plutôt calme

(pour une fois).

 

 

 

Chapitre 7 : Week-end à Villavicencio

Grég a un groupe de potes Erasmus dans son université. Ce dernier a une chaperonne (absolument charmante) qui s’occupe de leur organiser des voyages et autres excursions… c’est pas génial ça ? Du coup, mon premier week-end en Colombie, nous partons à 25 à Villavicencio, ville à environ trois heures de bus de Bogota un peu moins en altitude.

Nous retrouvons donc tout le monde le vendredi en fin d’après midi devant l’université où nous attend le bus. Je fais alors connaissance avec des colombiennes, des colombiens, des australiennes, des australiens, des françaises, des français, des anglaises, des allemands, etc.

Au début je ne connaissais personne donc j’ai du faire mon intégration mais ça s’est très bien passés et dès l’arrivée à la finca je me sentais à l’aise. Et là vous vous demandez : « mais qu’est ce qu’une finca ? » Gina, notre organisatrice avait tout prévu : les courses pour le week-end, le bus, les soirées, la finca, etc. Voilà voilà, je réponds : une finca, pour faire simple, c’est une grands bâtisse dans la campagne. On pourrait peut être faire un parallèle avec un mât en France. Nous arrivons donc à la finca , tout le monde cherche un lit et court ensuite vers la piscine…

Avec des chaises et tables le long de celle-ci et nos hôtes qui nous faisaient à manger, nous apportaient à boire, on ne manquait de rien ! Du coup on a passé la nuit dans la piscine, jusqu’à ce que le petit jour fasse son apparition pour les plus résistants. Entre les bières et l’aguardiente, l’ambiance était assurée. Ce d’autant plus qu’un français avait amené ses enceintes et son portable pour assurer la sono le long de la piscine : royal ! Et, ‘‘cerise sur le Mac’do’’ comme dirait l’autre, il balançait du son qui frappe comme Wax Taylor et autres,…

On finit par aller se coucher dans les hamacs sur les coups de huit heures du matin. Puis la chaleur se faisant insoutenable, on rejoint nos lits bien qu’il fasse encore plus chaud dans les chambres : la fournaise !!

Samedi, le programme était simple : farniente au bord de la piscine. Il fait très chaud car on est loin des 2600m d’altitude de Bogota et l’humidité de l’air est beaucoup plus pesante. Nous passons donc notre journée à nous reposer, jouer dans la piscine, glandouiller dans les hamacs, bouquiner, déconner, etc. Que du bonheur !!

En fin d’après midi, il faut se préparer car ce soir on sort… Tout le monde prend sa douche, se change et se fait beau… On quitte la finca pour monter dans une Shiva. Et là vous vous demandez : « qu’est ce qu’une Shiva ». Mais vous savez vraiment rien !

Une Shiva, c’est un bus avec une dizaine de grandes banquettes à l’arrière, pas de fenêtres et de bonnes enceintes réparties dans l’habitacle. Le chauffeur s’occupe de nous faire faire le tour de la ville tandis que sa femme au micro met l’ambiance et assure le rôle du guide touristique entre deux salsas endiablées malgré les routes chaotiques et le plafond très bas…

Une heure de préchauffe/visite plus tard, nous voilà donc à la boîte de Villavicencio : Los

Capachos. Soirée mexicaine ce soir. A l’entrée de jeunes colombiens et colombiennes déguisés en tout et n’importe quoi nous accostent pour prendre des photos : Don Quichotte et Pancho Villa,

Spiderman, etc. Episode plutôt marrant je dois dire. Nous finissons par rentrer et là c’est parti : on danse, on picole, on rigole.

Ce qui est génial en Colombie c’est que tout le monde danse tout le temps la salsa. Je ne savais pas danser la salsa en arrivant et ne prétends pas savoir vraiment maintenant. Néanmoins, les colombiennes se font toujours un plaisir d’apprendre aux pauvres petits étrangers quels sont les pas et c’est très agréable. Ce qu’il y a de mieux que dans nos boites de nuit en Europe c’est qu’avec la Salsa, on danse avec quelqu’un et non pas chacun un peu pour soit en jetant des regards à droite à gauche. C’est vraiment appréciable ! J’ai aimé. J’adore... j’adhère : c’est pas moi qui l’invente ça !

Mais revenons-en à nos moutons :

Après cela nous finissons par rentrer à la finca alors que le petit jour se lève. Un petit bain dans la piscine pour évacuer les vapeurs d’alcool puis l’on part tous se coucher : on est épuisés !

Le lendemain matin le programme est le même que celui du samedi : récupération de la soirée de la veille et glandouille autour de la piscine. De la bonne musique, une bière fraîche dans la main et de bons compagnons rendent cette journée des plus agréables !!

Puis vient le moment du retour : nous remontons dans le bus pour rentrer sur Bogota. Assez triste mais bon, tout a une fin n’est ce pas ?

 

[ Suite à la page suivante]

 

 

en boite à Villavicencio

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